Au cours de sa longue carrière, Kate Psota a été l’une des figures marquantes de l’équipe nationale féminine canadienne de baseball, tant comme joueuse qu’entraîneuse. Née le 30 avril 1986 à Burlington (ON) Psota a été une pionnière du baseball canadien chez les joueuses.
Bien qu’issue d’une famille qui ne pratiquait pas le baseball, Psota est passionnée par ce sport depuis son enfance. Inspirée par les équipes des Blue Jays de sa jeunesse, Psota a commencé à jouer au T-ball à l’âge de quatre ans et s’est rapidement démarquée comme une joueuse exceptionnelle. À l’âge de neuf ans, elle a intégré l’équipe masculine de calibre AAA du baseball mineur de Burlington et, à quatorze ans, elle faisait partie de l’équipe de l’Ontario, une formation composée des meilleures joueuses de la province. Puis, en 2001, à l’âge de quinze ans, Psota a été recrutée pour représenter le Canada lors de la première édition de la Série mondiale féminine, organisée à Toronto (Item 1.1). Un an plus tard, elle est devenue la première femme à remporter le prix de la Joueuse junior de l’année décerné par Baseball Ontario. Avant la première Coupe du monde féminine de baseball en 2004 (le premier championnat féminin international officiel de baseball), Baseball Canada a formé sa première véritable équipe nationale féminine, après avoir auparavant utilisé des versions modifiées de l’équipe de l’Ontario lors de tournois non officiels comme la Série mondiale féminine. Âgée alors de dix-huit ans, Psota a été l’une des quarante joueuses invitées au camp d’entraînement inaugural. Elle a été retenue dans l’équipe finale, marquant ainsi le début de sa carrière légendaire au sein de l’équipe nationale féminine (Item 1.2).
(Item 1.1) Un programme de la Série mondiale féminine de 2001 (précurseure de la Coupe du monde féminine d'aujourd'hui), qui s’est déroulée à Toronto. La feuille d’alignement de l’équipe canadienne comporte des photos autographiée par les joueuses, dont Psota, qui avait 15 ans à l’époque. Elle a mené son équipe à une victoire de 8-2 contre l’Australie lors de ce tournoi.
(Item 1.2) Une photo de l’équipe nationale féminine pour la Coupe du monde féminine de 2004. Psota est assise au premier rang, quatrième à partir de la gauche.
(Item 2.1) Une feuille d’alignement du premier match du Canada lors de la Coupe du monde féminine de 2004 contre le Japon, le 30 juillet. Psota y figure au poste de deuxième but, sixième frappeuse dans l’alignement, et est mentionnée comme lanceuse potentielle.
(Item 2.2) La balle du match remporté par le Canada lors de la finale pour la médaille de bronze de la Coupe du monde féminine de 2004. Le Canada s’est imposé 8-3 face à l’Australie pour décrocher cette médaille.
(Item 2.3) Une médaille d’argent de la Coupe du monde féminine de 2016, lors de laquelle le Canada s’est incliné face au Japon en finale. Psota a été nommée dans l’équipe d’étoiles du tournoi après avoir affiché une moyenne au bâton de ,438 et un pourcentage de réussite en défense de 1,000.
(Item 3.1) Un chandail de l’équipe nationale féminine canadienne porté par Kate Psota lors de tournois internationaux à partir des Jeux panaméricains de 2015. Le chandail porte le numéro 7, que Psota a porté plus tard dans sa carrière, après avoir initialement porté le numéro 15 avant 2008.
Au sein de l'équipe nationale féminine, Psota s'est imposée comme une joueuse étoile. Alternant entre le monticule et le premier but et frappant en tête de l’alignement, elle a été nommée joueuse la plus utile de la formation nationale deux années de suite (2009 et 2010). Elle a également remporté le prix Jimmy Rattlesnake en 2008, un honneur décerné «à une membre de l’équipe féminine pour reconnaître ses réalisations sur le terrain, son esprit d’équipe et son leadership ». Psota a été l’une des deux seules joueuses à avoir participé à chacune des huit premières Coupes du monde féminine (avec Ashley Stephenson, intronisée en 2024) (Item 2.1). Au cours de cette longue période avec l’équipe nationale, Psota a remporté deux médailles d’argent (2008, 2016) et quatre médailles de bronze (2004, 2006, 2012, 2018), tandis que ses performances individuelles ont été récompensées par une place au sein des équipes d’étoiles à quatre reprises (2010, 2012, 2016, 2018) (Items 2.2 & 2.3)Les performances de Psota en 2012 et 2018 se démarquent particulièrement comme des exemples de ses prouesses au bâton au sein de l’équipe canadienne, avec des moyennes au bâton étonnantes de ,552 et ,440 respectivement. Lorsque le baseball féminin a fait son apparition aux Jeux panaméricains pour la première fois en 2015, Psota figurait au sein de l’équipe nationale féminine alors que le Canada remportait la médaille d’argent. Après les Jeux panaméricains, Psota a qualifié cette expérience de moment fort de sa carrière, soulignant le nombre de jeunes filles et de leurs parents qui lui ont confié que le fait de voir jouer les Canadiennes les avait inspirés à s’initier à ce sport (Item 3.1).
Psota a pris sa retraite du baseball en 2019 après 15 ans au sein de l’équipe canadienne. Depuis, elle est revenue au sein de la formation nationale en tant qu’entraîneuse pour la Coupe du monde féminine de 2024, remportant sa septième médaille lorsque l’équipe nationale féminine a décroché le bronze. Le travail de Psota, tant comme joueuse qu’en tant qu’entraîneuse, a laissé une empreinte majeure sur le baseball féminin au Canada, aidant l’équipe nationale féminine à exceller pendant des décennies et inspirant les Canadiennes et les jeunes filles à s’adonner à ce sport et à tenter de suivre ses traces.